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Au pays des petits poux – autour de nos différences
Mardi 24 Mars, dans le cadre de la semaine de la lutte contre le racisme et autres discriminations (parcours citoyen dans les programmes scolaires), nous avons lu l’album « Au pays des petits poux ». Les illustrations de l’album sont réalisés avec du tissu, tout comme les courts métrages vus au cinéma lors de notre 1ère séance « Les contes de la Mère Poule » (voir l’article publié précédemment).
Dans cette album, le petit pou blanc et gras invite les autres petits poux à son anniversaire. C’est leur première rencontre. Quelle déception quand la porte s’ouvre et qu’il découvre des petits poux, tous différents de lui!
Mais au fil des pages, les différences de chacun ne sont plus vraiment importantes et le petit pou gras s’aperçoit que même si les autres poux sont différents de lui, ça ne l’ empêchera pas de faire la fête avec eux et que cette fête n’en sera que plus réussie!
En lisant cet album et en nous mettant à la place des petits poux (décrire la déception du pou gras, la tristesse du pou jaune, la surprise du pou multicolore…), nous avons remarqué que nous aussi nous sommes tous différents (cheveux, yeux, couleur de peau, habits…) et que ces différences sont une richesse. Cela ne nous empêche pas de travailler, jouer, apprendre, réfléchir, grandir ensemble : « On nait comme on nait, l’un différent de l’autre. Il n’y a que les poux qui ne le savent pas! » (dernière phrase de l’album).
Protégé : Carnaval à l’école
Protégé : Ca tourne!
Protégé : Anniversaires de Salomé et Axel
La liberté chez les PS
Mardi 17 Décembre, nous avons parlé de Liberté dans notre classe à partir de l’album Liberté, égalité, fraternité de Agnès Rosenstiehl, en lien avec la journée nationale de la laïcité du 9 décembre, qui fêtait les 120 ans de la loi de 1905 (extrait de la définition de la laïcité : Le principe de laïcité, inscrit à l’article premier de la Constitution française, garantit la liberté de conscience et protège la liberté de croire, de ne pas croire, de changer de conviction et de pratiquer ou non une religion.).

En tentant de définir ce qu’est la liberté, l’album nous explique qu’être libre implique également de respecter l’autre, et le prendre en considération.
En nous appuyant sur l’album, nous avons réfléchi ensuite à ce que nous sommes libres de faire à l’école ou ailleurs (à la garderie par exemple) ; voici quelques phrases entendues durant cette séance:
» Je suis libre de :
- jouer en classe mais on ne casse pas les jeux. Sinon on les met à la poubelle, on ne peut plus jouer avec.
- manger à la cantine (par exemple) mais je dois partager, en donner aux autres.
- lire un livre à la bibliothèque mais on partage les livres, j’en laisse aux autres.
- chanter mais sans casser les oreilles des copains à côté.
- faire un bisou mais on doit demander. Si le copain dit non, on arrête.«
Protégé : Le sapin de Noël
Journée « NON au harcèlement! »
Jeudi 6 novembre, à l’occasion de la journée nationale « Non au harcèlement! », nous avons visionné en classe un court-métrage dans lequel un hérisson décide d’offrir une carte avec un coeur à un autre animal de la forêt pour lui dire qu’il l’aime. Mais il ne s’y prend pas toujours comme il faudrait, sans se préoccuper de ce que veut celui qui est en face de lui.
Une occasion pour parler en classe de consentement, car lutter contre le harcèlement c’est aussi apprendre dès le plus jeune âge à dire NON. C’est également un des objectifs du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle : » Apprendre à exprimer son accord ou son refus, apprendre à envisager et à respecter un refus ».Vécu quotidiennement dans nos classes (quand on se range par 2, quand on joue à la récréation, quand un copain a envie de faire un câlin par exemple), les règles sont de nouveau verbalisées et rappelées grâce aux personnages du court-métrage. Voici quelques échanges qui ont eu lieu durant la séance :
« Il aurait dû demander au lapin avant de lui faire son câlin. Il n’est pas d’accord le lapin, il est fâché!
Le hibou n’est pas d’accord pour que le hérisson lui fasse un câlin. Il le pousse de l’arbre. Mais il aurait dû lui dire « Non, je ne veux pas! ».
Le sanglier n’est pas content, il ne le laisse pas faire. Il aurait dû lui dire NON au lieu de lui mettre un coup de tête. Maintenant le hérisson a mal et il est triste.
A la fin, ils sont d’accord les 2. ils se font un câlin, ensemble. Il sont contents les 2. «
Voici le lien pour visionner à nouveau ce court-métrage et discuter à la maison de consentement : https://youtu.be/YAe4oQ2fLdY
Ce qu’on retiendra pour bien vivre ensemble à l’école ou ailleurs, et cela dès la petite section :
On demande au copain/copine s’il·elle veut un bisou, donner la main, un câlin. S’il·elle n’est pas d’accord on ne le fait pas, on ne le·la force pas ; il·elle a le droit de ne pas vouloir.
Si je ne veux pas faire quelque chose que le·la copain·copine veut, je lui dis NON et il·elle doit m’écouter. S’il·elle insiste, je vais voir un adulte pour lui en parler.
En fin de journée, nous avons prolongé la séance du matin en lisant l’album Chat : mon petit chat que j’aime n’a pas envie aujourd’hui que je le caresse, que je le porte. Et il réussit à me faire savoir (il se cache, souffle, s’enfuit). Alors aujourd’hui je le laisse tranquille!

